1989, la fin du « soviet time » ou encore pour nous occidentaux la chute du mur de Berlin.

Je sous-titrerais mon article en faisant référence à André GIDE: « Ce n’est pas le tout de se libérer encore faut-il savoir que faire avec cette liberté ».

Cette année peut être évoquée comme la réunification de deux états, comme la fin d’une frontière peu naturelle, comme une page tournée définitivement de notre histoire douloureuse du XXe siècle. Cette époque peut aussi être vécue comme le début de la liberté, mais aussi le début des souffrances, elle peut-être entendu comme la mort, mais aussi comme un passé retrouvé sur lequel enfin l’avenir peut se construire… Je ne porterai aucune opinion, je ne ferai qu’apporter le témoignage des personnes que j’ai rencontrées et qui vivent au quotidien 1989.

Il faut que je vous fasse un premier aveu. Avant d’entamer ce voyage, la première frontière qu’il me fallait passer c’est ce mur de Berlin et ce qu’il représentait. Cette frontière n’était pas seulement dans mon esprit, elle l’était et l’est encore dans l’esprit de beaucoup d’occidentaux. Je me posais encore beaucoup de questions. Qu’y a t’il derrière ce mur? Allais-je trouver les remakes des films de Hitchcock? Tellement de Français m’avaient dit tellement de choses effrayantes…

La réalité est plus simple, parfois plus triste, parfois plus heureuse, elle est ainsi… sans généralité.

Tout commence en Lettonie

L’après 1989 Maretta travaillait dans un kolkhoze, dans un élevage de chevaux. La vie était belle, il y avait du travail, tout était planifié. Et puis il y a eu la liberté, la fin du kolkhoze, la fin du travail et du plan alors dit-elle: « J’ai du faire mon deuil de 1989 avant de rejoindre les suiti ». Cette phrase est lourde de sens.