Aujourd’hui le 31 Janvier pour la soirée « Sibérie, Novossibirsk, une étrange histoire d’eau », nous nous retrouvons chez Patrice et Valérie Beaudouin au restaurant des Terrasses de Loire.

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      Nous fêtons ensemble le nouvel an chinois, 2014 année Cheval.

 

Nouvel an chinois en SibérienQuelle merveilleuse soirée entre nous ! Riche d’échanges, de rires, de prochains rendez-vous. Comme à chaque soirée le plat de notre chef Patrice qui a reçu le
plus grand suffrage est l’entrée : L’œuf à cheval pour traverser la Sibérie, l’œuf à cheval pour le nouvel an chinois, mais son appellation réelle : l’œuf cuit à l’EDCH. Pour les absents, le nom du met semblera codé comme au temps des messages BBC… Pour les présents maintenant ça a du sens… 

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Le programme de la soirée, c’est d’abord le voyage en train puis ma vie à Novossibirsk pour finir par l’évocation d’ Une étrange histoire d’eau….

Nous sommes tous d’accord avec ça, il nous faut boire de l’eau.  Mais quelle eau?

Pour ma part, je sais que je ne sais rien. Je m’informe auprès de spécialistes, et je vérifie autant que faire ce peut.

Je reprends les propos de grands spécialistes de l’eau Madame Maryvonne Pellay et Monsieur Jean Louis Chaussade  que vous pouvez lire dans le que sais-je « Les 100 mots de l’eau ». Je reprendrai infra les informations contenues dans ce livre.

Pour la France la question au quotidien ne se pose pas… Et, pourtant, elle devrait… 

L’eau potable, au sens vulgaire, mais entre professionnels de l’eau, vous entendrez parler de  l’eau des normes EDCH « eau destinée à la consommation humaine ». Autrement dit une eau sensée correspondre à la norme fixant la concentration maximale admissible de micro-organisme, substances toxiques, composés organiques (pesticides en particulier) résidus médicamenteux, métaux lourds, radioactivité, etc…

L’eau potable est sensée ne pas mettre en danger la santé du consommateur.

Cela dit le fait qu’elle soit potable ne dit pas qu’elle soit exempte de polluants hydriques qui proviennent de l’agriculture, de l’industrie, de l’atmosphère,  de la radioactivité, de produits chimiques, pharmaceutiques, biologiques… Le sujet est en ce moment d’actualité. Un inventaire des polluants dangereux, redoutés, émergents, ou suspecté devrait être édité. Souviens-toi cher lecteur de ce manuel que nous promenions dans tous les magasins dans les années 1975 pour contrôler la présence de E… CANCÉRIGÈNES contenus dans nos conserves, nos bonbons préférés et autres gourmandises au goût tellement français… Toi ami buveur d’eau, interroges-toi sur la toxicité de l’eau que tu bois…

Le must, c’est l’eau potable bio compatible… Il s’agit d’une eau dont la consommation prolongée n’altère pas la santé. Pour être biocompatible il faut que cette eau soit obtenue sans désinfection chimique. L’impact des nouveaux polluants domestiques ou issus des effluents hospitaliers, antibiotiques, hormones, bactéries antibiorésistantes et virus est préoccupant et comme aucune technique ne permet d’éliminer ces polluants à des coûts raisonnables, j’ai le regret d’annoncer aux plus  fortunés d’entre nous que s’ils peuvent s’offrir une bouteille d’eau à 19 000 euros, ils ne pourront pas s’offrir le must du contenu. Ni l’eau du robinet, ni les eaux en bouteilles ne peuvent être qualifiées de biocompatibles.

Le droit à l’eau potable, nous l’avons. Enfin nous avons le droit à l’eau EDCH,  nous n’avons déjà plus le droit à l’eau biocompatible. C’est-à-dire je vous le rappelle à l’eau dont la consommation prolongée n’altère pas la santé. Très joli jeu de mots pour nous dire que l’eau n’est plus ce qu’elle était, notre eau a changé.

La distribution de l’eau à domicile est un vrai luxe, peut-être pas tant que ça!

Cela commence par

1/ Le captage:  En France pour capter de l’eau, il faut une autorisation dans un périmètre de protection définis par la DDASS. Ceci dit pour lutter contre les pollutions diffuses, seules des actions de préservation du milieu sur l’ensemble des bassins versants sont efficaces, comme le fait de tripler les surfaces d’agriculture biologique en amont des captages. Aujourd’hui sur 33 820 captages, seuls 56.6% bénéficient d’une protection réglementaire, tout va au rythme de l’administration.

L’eutrophisation des eaux brutes, et l’abandon de captages trop contaminés entraînent des surcoûts que certaines communes évitent en mélangeant l’eau d’un captage contaminé avec celle d’un nouveau captage pour diluer la pollution, c’est bien entendu très contestable.

2/L’adduction… Obsolète…..Contaminant…Copie à revoir, oui, mais c’est très cher!

3/ La potabilisation….(tamisage, décantation chimique, filtration, passage au charbon actif, désinfection, postchloration….) technique qui est en perpétuelle évolution à cause des contaminants mais aussi en raison du vieillissement de la population plus sensible.

4/ Le stockage. Et la livraison (Canalisation obsolète, fuites d’eau)…

Il y a une technique dont je dois vous parler

L’Ozonisation: Pour les eaux fortement polluées. Il est injecté de l’ozone ou trioxygène pour désinfecter l’eau. Cette technique présente plus d’avantages que le chlore. L’ozone ne reste pas présent dans l’eau et n’altère donc pas son goût, et ne provoque pas l’apparition de composés organochlorés, qui peuvent être cancérogènes.

En 1907 Nice se dote du système. En 1998 Marseille s’équipe et est reconnue comme la première ville de France pour la qualité de son eau. Je ne sais pas si cette technique est utilisée en France par les producteurs d’eau en bouteille, mais en Russie dans l’usine que j’ai visitée, oui.

Sachez que la loi de 1992 impose une information du consommateur sur la qualité de l’eau par les municipalités. Les données sont complexes et les personnes devant informer mal formées. Il y a une réelle nécessité d’information.

L’ère de l’eau facile est terminée.

Quid de notre eau en bouteille?

La France est le deuxième consommateur européen d’eau en bouteille derrière l’Italie.

                (En parlant de l’Italie, je ne peux pas m’empêcher de parler de la San Pélégrino, il n’y a de san pélégrino que le nom, la petite source ne produit pas assez, le gaz y est ajouté, le taux de sulfite est à surveiller et la radioactivité flirte de temps à autre avec les huit micro-grammes de radioactivité au lieu des deux autorisés… Un conseil en passant attendez d’avoir 18 ans pour en boire.).

Le consommateur, peut-il faire confiance à l’eau en bouteille?

Nous ne pouvons pas répondre par oui ou non… Nous devons d’abord savoir de quoi parlons-nous.

Si nous parlons de  l’eau de source, ce sont des eaux souterraines non traitées, naturellement potables et protégées répondant aux normes EDCH.

Si nous parlons des eaux minérales naturelles, issues des sources profondes uniques, ce sont des eaux d’excellente qualité sanitaire, avec des sels minéraux et des oligo éléments aux vertus thérapeutiques reconnues. Elles n’ont pas à répondre aux normes EDCH, notamment pour la radioactivité?

Il y a aussi les eaux supplémentées, c’est de l’eau de source ou minérale dans laquelle on ajoute des sels minéraux, ou des sucres ou arômes…

L’eau purifiée reconstituée, peu diffusée en France représentent plus de la moitié de l’eau en bouteille consommée dans le monde. Si vous voyagez, vous en avez bu au moins une fois (elles sont produites à partir de l’eau du réseau puis additionné de sels minéraux..)

Bientôt le label eau minérale naturelle ne voudra plus rien ne dire de plus en plus de source polluée subissent des traitements chimiques avant d’être mise en bouteille.

Vous allez voir cette vidéo en musique il y aura par moments des légendes. Certains après l’avoir visualisée pourront me dire, il y avait des longueurs. Oui, je suis assez d’accord avec ça, mais ce voyage m’a appris une chose: C’est que nous ne comprenons jamais assez le sens d’une idée, d’un mot que si l’on vit un peu cette idée et ce mot. J’ai rencontré la Vacuité, … elle m’a changé…., vous en aurez un échantillon ce soir…  Et puis je voulais vous informer sur notre eau potable pour vous permettre de considérer l’eau potable en Russie avec relativité.

 Trois parties: