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Extrait d’un article:

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Au nord-ouest de Chengdu, dans une région abondamment irrigée par les cours d’eau issus de la chaine himalayenne, Cura a choisi le village de An-long pour son projet de village écologique modèle. Objectif : redonner aux eaux de la rivière Zu Ma sa qualité initiale et permettre aux paysans de rester vivre dans leur village.

Madame Jun Tian, présidente de l’association Cura, entend montrer qu’ « il est possible de changer les conditions de vie en zones rurales, tout en conservant les modes de vie des habitants. »

Pour régler les problèmes économiques et environnementaux des campagnes chinoises, l’exode rural n’est pas une solution. C’est en tout cas l’avis de Cura, une association chinoise basée à Chengdu dans le Sichuan, qui a aidé les habitants d’An-long à transformer leur village en village écologique. Objectif ? Améliorer la qualité des eaux des rivières, nombreuses en cette région toute proche de l’Himalaya, et permettre à 77 familles de conserver leur mode de vie.

A An-long, avant 2005, l’agriculture rapportait peu et polluait beaucoup les eaux de la rivière Zu ma et Fu Man, près de Chengdu. L’habitat étant fait de maisons isolées, construire un réseau d’assainissement aurait été trop coûteux. Dans ces cas-là, le gouvernement chinois préfère reloger les familles paysannes pauvres dans des immeubles en ville. Pourtant, la majorité des paysans préfère vivre dans leur village d’origine.

Jun Tian, présidente de l’association, présente la stratégie de Cura pour préserver An-Long : « L’objectif est de traiter tous les déchets pour les valoriser, retrouver la qualité des eaux souterraines et de la rivière et produire une agriculture de qualité. Nous limitons l’utilisation d’intrants dans les champs, en encourageant chaque famille à utiliser des techniques biologiques. Les déchets organiques et les excréments animaux ou humains sont utilisés pour faire du compost. On fait également du gaz domestique pour la cuisine, en utilisant la fermentation des excréments. Un étang a été créé pour traiter les eaux usées : on exploite la capacité naturelle du milieu à fixer les polluants dans les racines. »

Cura a également mis en place un bus gratuit qui permet aux habitants de Chengdu de venir dans le village acheter directement leurs légumes aux producteurs. Avec ce système de vente directe, les paysans augmentent leur marge et les consommateurs paient moins cher que dans le commerce. Les moines bouddhistes, grands consommateurs de produits naturels, sont également de grands consommateurs des légumes cultivés à An-Long.

Pendant 20 ans, M. Gao a dû compléter ses revenus d’agriculteur en travaillant comme ouvrier du bâtiment. En 2005, pour sauver ses terres de la menace de préemption du gouvernement chinois, il décide de participer au projet Cura. Il s’engage alors à suivre les recommandations de l’association : cultiver biologiquement, utiliser des toilettes sèches, fabriquer son compost, se chauffer au gaz issu de la fermentation d’excréments d’animaux. Malgré une baisse de rendement au début, la qualité de sa terre s’est améliorée et ses produits ont pris de la valeur : « Au départ j’avais des doutes… Mais maintenant je peux vivre grâce à l’agriculture et j’ai sauvé mes terres, pour longtemps ! »Au final, les efforts de Cura pour améliorer la qualité de l’eau sont payants. Le niveau de vie des habitants s’améliore, de nombreuses familles reviennent vivre chez elles et le gouvernement n’a plus l’intention de récupérer les terres. Jun Tian conclut : « Une meilleure qualité de vie, moins d’accidents et un environnement sain, ceux qui reviennent ne regrettent pas la ville ! »

Quelques photos de l’association CURA:

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