Ce n’est pas sans émotion que j’ai évoqué mon séjour à Irkoutsk. Le 14 mars 2013 je mettais pour la première fois de ma vie le pied sur le sol de la Russie. C’est le 14 mars 2014 que je partage avec mes amis de France mon passage à Irkoutsk, dernière étape Russe pour la Transcontinentale.

C’est toujours chez Patrice et Valérie Beaudouin du restaurant « Les terrasses du bord de Loire » à Orléans, que mes amis se sont retrouvés. Ils sont heureux d’avoir partagé une soirée sur les bord du lac Baïkal. Beaucoup d’entre eux pensent aujourd’hui aller au contact du cœur de notre mère la Terre.

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Comme a chaque soirée un met a été élu, cette fois-ci c’est le dessert: « Clin d’œil à Baïkal », Sur glaçons bleutés pour nous rappeler la surface du lac Baïkal, une verrine de perles pour mettre à l’honneur la faune « classe laborieuse » au service de la qualité de l’eau du lac, la glace vanille pour la chaleur de la Terre, la dentelle de sucre pour sa fragilitéP1100926 k

 

Après 32:32 de voyage ça ne s’invente pas. J’arriverai le 4 avril à 9:00 en gare de Irkoutsk.

Si Saint-Pétersbourg a été marquée par Pierre le Grand, si Moscou l’a été par Ivan le Terrible, si Yek est terriblement marquée voir balafrée par Staline, si Novossibirsk s’est dotée de Akademgorodok par la volonté de  Kroutchev, Irkoutsk deviendra ce qu’elle est par Nicolas Ier et par la France.

Irkoutsk est la capitale de la Sibérie orientale. Dès le XVIIème Irkoutsk sera un poste relais entre la Chine et la Russie, voir même de l’Europe. Vous l’avez compris très vite après les trappeurs (bouriates), les chercheurs d’or, les cosaques, s’installeront les commerces de fourrures de zibeline, d’or, d’ivoire de mammouth. La fortune du far East commence. Le Tsar envoie alors des paysans pour développer la culture du blé, et envoie en exil tous les insurgés, Polonais, et autres, et bien entendu les décembristes…Les uns et les autres y laisseront leur marques en bâtissant des églises.

Les décembristes eux y laisseront une empreinte plus forte, celle de la force de l’amour d’une française.

La culture entrera à Irkoutsk par les françaises, pour n’en plus jamais ressortir. La ville est un foyer culturel très important encore aujourd’hui.

Les sciences sont bien représentées  biologie, hydrologie, géographie, géologie, ethnographie, astronomie,…etc. L’objet de leurs désirs reste depuis 1917, Le Lac Baïkal.

Depuis Sotchi nous le connaissons mieux mais rappelons nous quelques chiffres:

C’est le plus grand réservoir d’eau douce de notre planète (il recouvre la superficie de la Belgique), il a 25 millions d’années, et n’a jamais changé ni de faune, ni de flore. Les biologistes, peuvent observer la faunes la plus variée, des espèces de crustacés, de coquillages, de vertébrés et d’invertébrés. Ils s’attarderont sur  l’espichura espèce de crevette endémique, et remarquerons que des cyclopes vont devenir fluorescents en présence d’hydrocarbure.  Cette découverte est fort intéressante pour révéler les fuites près de pipelines par exemple. On y trouve toutes les natures de sols de notre planète c’est une aubaine pour tous les géologues.

C’est le premier pôle écologique du monde.  Sa transparence est unique et la visibilité est parfaite jusqu’à 40 mètres de profondeur. Il est parfois surnommé la « Perle de Sibérie »ou encore La mer sacrée. J’ai surpris des scientifiques en parler avec beaucoup de respect voir même de dévotion. C’est en marchant sur le lac que j’ai compris la raison profonde d’un tel respect. 

Ce lac est le plus profond du monde. Il représente 14 % du volume mondial d’eau douce. Si le lac reçoit l’apport de 336 rivières et ruisseaux, il se déverse lui dans l’Ienisseï par l’intermédiaire de l’Angara. Il y a d’autres mots pour le dire. Je vous confierai la poésie de la femme remarquable que j’ai eu le grand honneur de rencontrer dans le chapitre que je lui réserve.

Pour mieux connaitre le lac suivez le lien Etape Irkoutsk dans le voyage.

Pour savoir pourquoi Natalia Granina dit: ‘Nous sommes fiers du Baïkal » mais une question reste pendante, elle nous la livre non sans émotion: « Comment garder cette richesse? C’est une affaire qui concerne l’humanité ».    Voyez pourquoi elle se livre à vous

Quelques menaces planent sur le lac baïkal:

Que peut-on faire?

  1. Imaginer une collaboration entre l’université de Irkoutsk et celle d’Orléans?
  2. Le projet d’un voyage unique, comme il existe les voyages historiques, les voyages écolo, il pourrait y avoir un jour un voyage scientifique au bord du lac Baïkal…..

 

Préserver le berceau de l’histoire de notre planète pour sauver son avenir……

 

 

 

 

 

 

 

 

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